Une des caractéristiques du Québec par rapport à l'Europe est le fait que les saisons y sont très marquées. Les températures peuvent monter au-delà de 30 ºC en été et descendre en deçà de -25 ºC en hiver. Si vous visitez le Québec durant chacune des deux saisons «principales» (été et hiver), il pourra vous sembler avoir visité deux pays totalement différents, les saisons influant non seulement sur les paysages, mais aussi sur le mode de vie des Québécois et leur comportement. En raison des excès du climat québécois, il convient de bien choisir ses vêtements en fonction de la saison.
Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver... - Gilles Vigneault
De la mi-novembre à la fin mars, c'est la saison idéale pour les amateurs de ski, de motoneige, de patinage, de randonnée en raquettes et autres. En général, il faut compter cinq ou six tempêtes de neige par hiver. Le vent refroidit encore davantage les températures et provoque parfois ce que l'on nomme ici la «poudrerie» (neige très fine emportée par le vent).
Cependant, une des caractéristiques propres à l'hiver québécois est son nombre d'heures d'ensoleillement, plus élevé ici qu'à Paris ou Bruxelles. Tricot, gants, bonnet (appelé ici «tuque»), écharpe..., vous voilà prêt à affronter l'hiver, enfin presque! Souvenez-vous qu'on ne badine pas avec le froid. Petits conseils : Empportez un manteau de préférence long et avec un capuchon. Dans le cas contraire, n'hésitez pas à vous acheter un bonnet ou des «oreilles» (mais oui!) pour protéger votre «système de réception des sons». Si vous êtes amoureux de vos chaussures, achetez-vous une paire de «claques» (rassurez-vous, c'est inoffensif!).
Il s'agit d'une sorte de couvre-chaussures en caoutchouc, bien pratiques pour éviter les effets corrosifs du sel utilisé pour faire fondre la glace. On les trouve facilement, et elles ne coûtent pas très cher. En général, pour les Européens, les magasins, et les autres établissements publics semblent surchauffés. Aussi, un petit truc bien utile est d'enlever immédiatement votre écharpe et d'ouvrir votre veste dès que vous entrez dans un de ces endroits. Si après avoir fait du lèche-vitrine pour un bon moment à l'extérieur, vous avez subitement un «petit coup de froid», n'hésitez pas à entrer dans les magasins pour vous réchauffer. Cela vous évitera un bon rhume. Si vous allez faire du ski, n'oubliez pas vos lunettes de soleil.
Le printemps est bref, de la fin mars à la fin mai, et annonce la période de la «sloche» (mélange de neige fondue et de boue) et de la débâcle sur le fleuve Saint-Laurent. La fonte des neiges laisse apercevoir une herbe jaunie par le gel et la boue, puis le réveil de la nature se fait spectaculaire. Un des signes annonciateurs du printemps est le retour des oies blanches, qui volent en longues formations disposées en V. Leurs cris se mêlent à ceux des Québécois s'exclamant «C'est le printemps!». Pour les saisons d'entre-deux, sont à la fois conseillés chandail, tricot et écharpe, sans oublier le parapluie ou l'imperméable.
De la fin mai à la fin août s'épanouit une saison qui s'avère à bien des égards surprenante pour les Européens habitués à voir le Québec comme un pays de neige. Les chaleurs peuvent en effet être accablantes et souvent accompagnées d'humidité. La végétation prend des allures luxuriantes, et il ne faut pas s'étonner de voir des poivrons rouges ou verts pousser dans un pot sur le châssis d'une fenêtre. Les principales artères de la ville sont ornées de fleurs, et les terrasses ne désemplissent pas. Munissez-vous de t-shirts, de chemises et pantalons légers, de shorts et de lunettes de soleil; un tricot est souvent nécessaire en soirée.
De septembre à novembre, c'est la saison des couleurs. Les érables dessinent ce qui est probablement la plus belle peinture vivante du continent nord-américain. La nature semble exploser en une multitude de couleurs allant du vert vif au rouge écarlate en passant par le jaune ocre. S'il peut encore y avoir des retours de chaleur, comme l'été des Indiens, les jours refroidissent très vite, et les soirées peuvent déjà être froides. Pour les saisons d'entre-deux, sont à la fois conseillés chandail, tricot et écharpe, sans oublier le parapluie ou l'imperméable. L'été des Indiens Cette période relativement courte (quelques jours) pendant l'automne donne l'impression d'un retour en force de l'été.
Ce sont en fait des courants chauds venus du golfe du Mexique qui réchauffent les températures déjà fraîches. Cette période de l'année porte le nom de l'été des Indiens car il s'agissait de la dernière chasse avant l'hiver. Les Autochtones profitaient de ce réchauffement pour faire le plein de nourriture pour la saison froide. Le reste de la région, en raison de l'altitude des Rocheuses et du vent des Prairies, a un climat très varié. Les hivers sont froids et secs, alors que le mercure peut atteindre les 40°C au-dessous de zéro, mais la moyenne est de 20 ºC au-dessous du point de congélation. Notez que les villes de Saskatoon et de Winnipeg enregistrent en hiver les températures les plus froides de tout le sud du pays. Les étés sont secs, alors que la température frise les 25 ºC dans la plaine et se maintient plus bas en altitude. Un autre élément particulier à la région est le chinook, un vent chaud qui peut même faire fondre la neige.
De décembre à mars, c'est la saison idéale pour les amateurs de sports d'hiver (ski, patinage et autres). Durant cette saison, il faut porter des vêtements chauds (manteau, écharpe, bonnet, gants, chandail de laine et bottes). La ville de Vancouver a un hiver généralement pluvieux, donc n'oubliez pas votre imperméable. Notez également que, pour le sud de la Colombie-Britannique, le mercure tombe rarement au-dessous du point de congélation. Printemps et automne Le printemps est bref (de la fin mars à la fin mai) et annonce la période du dégel, pendant laquelle les rues sont souvent détrempées.
En automne, le climat est souvent frais; aussi, pour ces saisons d'entre-deux, ne regretterez-vous pas d'avoir emporté un chandail, une écharpe, des gants de laine, un coupe-vent et, bien sûr, un parapluie.