Massachusetts - la côte

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Pickering Wharf, Salem. | © iStockphoto.com/DenisTangneyJr

La côte du Massachusetts exerce toujours une mystérieuse fascination, que ce soit sur les visiteurs qu’elle reçoit, les artistes qui la recherchent pour sa beauté sereine ou les riches Bostoniens qui y possèdent une villa cossue. Elle propose au visiteur une diversité surprenante d’activités; on peut y faire des excursions d’observation de baleines ou autres activités en mer, déambuler dans les rues de petits villages bucoliques, déguster des fruits de mer en regardant le soleil se coucher sur l’Atlantique ou flâner dans un de ses nombreux musées. Où que vous soyez, il y aura toujours la mer à proximité pour vous rappeler qu’encore aujourd’hui elle fait partie intégrante de la vie des gens... et de votre visite.

Au nord de Boston

Lowell

Aujourd’hui, ses anciennes usines en briques rouges et son passé industriel font de Lowell un véritable musée à ciel ouvert de l’histoire du textile. Il est intéressant de noter l’héritage francophone légué par de nombreux travailleurs d’origine canadienne-française, notamment dans le nom des rues. Lowell a également servi de toile de fond à plusieurs récits de l’écrivain Jack Kerouac, qui y passa son enfance. Plusieurs personnes s’y arrêtent pour rendre un dernier hommage à cette figure mythique de la beat generation.

L’American Textile History Museum , installé dans une ancienne usine, retrace, par de fascinantes expositions, l’histoire de l’industrie textile aux États-Unis. On y retrouve des reconstitutions, dont un entrepôt de Savannah (XVIIIe siècle) et un magasin général, des milliers d’artefacts de différentes époques liés entre eux sous le thème de la fabrication du textile, une collection de plus de 300 rouets, une collection de tissus et de vêtements, etc.

Salem

Même si Salem est aujourd’hui célèbre pour les infâmes procès de sorcières qui s’y sont tenus en 1692, il convient de savoir que ce n’était là qu’un court épisode, si sombre soit-il, dans une histoire généralement prospère. À l’aube de la guerre de l’Indépendance américaine, en 1775, Salem était la septième ville en importance des colonies, et d’ailleurs appelée à jouer un rôle de premier plan au cours du conflit, puisque sa flotte allait capturer ou couler 455 vaisseaux britanniques. Puis, à la fin de la guerre, Salem a vraiment vu poindre la réussite. Les négociants commencèrent à faire du commerce avec les Indes orientales, et, au cours des 30 années qui suivirent, la soie, le poivre et d’autres importations d’Orient et d’Inde ont fait la fortune de nombreux résidants de Salem. Des manoirs furent construits, et une nouvelle élite économique entreprit de faire étalage de ses richesses et des produits de luxe acquis à l’étranger.

Le fabuleux Peabody Essex Museum , un grand musée récemment rénové et agrandi, devrait figurer sur l’itinéraire de tous les visiteurs de Salem. Il a été créé en 1799 – ce qui en fait le premier musée d’art et de culture international du pays – par l’East India Marine Society, dont les membres voulaient présenter aux habitants de la Nouvelle-Angleterre les merveilles artistiques et autres de l’Asie, de l’Afrique et des îles du Pacifique. Le Peabody possède la plus vaste collection du monde d’objets d’arts décoratifs asiatiques produits pour des connaisseurs américains et européens, une collection architecturale des premiers jours des colonies américaines de même qu’une des collections maritimes les plus complètes et les plus célèbres du pays. À elle seule, la résidence chinoise des Yin Yu Tang , le seul exemple de l’architecture vernaculaire de Chine aux États-Unis, mérite une visite.

Le Salem Witch Museum se dresse tout juste en face du très vert Salem Common, qu’on désigne aussi du nom de "Washington Square" et qui compte parmi les plus grands parcs municipaux de la Nouvelle-Angleterre, ainsi que devant une statue aux allures de sorcière du fondateur de la ville, Roger Conant. Ce musée est un des plus anciens et des meilleurs attraits axés sur les procès de sorcières de toute la ville. Vous le trouverez passablement plaisant et intéressant, et vous y verrez une sorte de reconstitution costumée et narrée des funestes événements (avec traduction possible sur casque d’écoute, entre autres en français).

La superbe House of the Seven Gables a été construite en 1668 par John Turner et plus tard rendue célèbre par l’auteur Nathaniel Hawthorne, originaire de Salem, dans son roman du même nom (La maison aux sept pignons). Elle se présente telle qu’il l’a décrite, "avec sept pignons pointus orientés vers divers points de la boussole, et une énorme cheminée en son centre". Le site regroupe plusieurs maisons historiques dominant le port de Salem, y compris celle où est né Hawthorne.

Marblehead

Fondée en 1629, la petite communauté de Marblehead est certainement l’une des plus charmantes villes de la côte du Massachusetts. Ses petites rues étroites et sinueuses, où les maisons s’accolent, portent en elles des accents d’Europe et attisent la flânerie, tandis que son port, rempli de voiliers, lui a valu le surnom de Yachting Capital of America (capitale américaine de la voile). Marblehead n’étant pas aussi chanceuse économiquement que sa voisine Salem, c’est heureusement ce manque d’argent qui a freiné le développement de la ville et qui a laissé intact tout un quartier dont la construction des demeures remonte aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Le Jeremiah Lee Mansion , qui date de 1768, est une imposante demeure de style georgien pré-révolutionnaire. Elle est considérée comme un des meilleurs exemples de ce style en Amérique, et sa façade en bois, peinte au sable, constitue une intéressante imitation de pierre. Le faste et l’opulence du colonel Jeremiah Lee, armateur et marchand prospère, se reflètent dans l’incroyable finesse du travail des boiseries intérieures, de l’escalier flanqué de lambris en acajou jusqu’aux détails de la cheminée rococo du parloir. La demeure, admirablement meublée, abrite également une impressionnante grisaille peinte à la main, seul papier peint anglais du XVIIIe siècle à être encore tendu sur son mur d’origine.

Gloucester

Bien avant sa fondation, l’explorateur Samuel de Champlain explora en 1604 l’actuel emplacement de son port et, séduit par le paysage, le baptisa "Le Beauport". Fondée en 1623, Gloucester porte fièrement le titre du "premier port de mer de la côte est des États-Unis". La pêche, qui a placé, au XIXe siècle, Gloucester en tête des plus importants ports, est encore aujourd’hui liée de près à la vie des habitants.

La Rocky Neck Art Colony est la plus ancienne colonie artistique américaine. Il fait bon flâner dans cette enclave sillonnée principalement par la Rocky Neck Avenue, comme l’ont déjà fait de nombreux artistes, entre autres Louisa May Alcott, auteure de Little Women, ainsi que Rudyard Kipling, Fitz Henry Lane et Winslow Homer. Les galeries du Neck sont tout aussi originales les unes que les autres et abritent les œuvres d’artistes amateurs ou professionnels qui utilisent différents médiums. À Rocky Neck, il est tout aussi agréable de voir les artistes à l’œuvre que d’observer la vie grouillante de Smith Cove, avec le va-et-vient des bateaux, et de profiter ainsi des paysages qui inspirèrent des générations d’artistes.

Les voisins de la Beauport Sleeper-McCann House gardent jalousement leur intimité. La demeure, construite par Henry David Sleeper (1878-1934), un important designer d’intérieur et collectionneur, a de quoi surprendre; visuellement, il s’agit là d’un mélange hétéroclite de tours et de pignons, le tout recouvert de bardeaux. La construction débuta en 1907 et s’étendit sur 27 ans, période durant laquelle les ajouts architecturaux se succédèrent au rythme de l’impressionnante collection d’œuvres d’art européen et américain que Henry David Sleeper amassait.

Rockport

La route 127A conduit à Rockport, une petite communauté qui laissera sans doute dans votre mémoire l’image des nasses à homards empilées près des bateaux colorés, des magnifiques paysages sur fond d’océan et des belles découvertes dans l’une de ses boutiques. Car, si anciennement Rockport était tournée vers la pêche et l’extraction de granit (vous pouvez jeter un coup d’œil sur ses carrières), elle vit aujourd’hui de la curiosité des touristes pour ses boutiques d’artisanat accolées le long de Bearskin Neck, ses restaurants en front de mer, ses chaleureux bed and breakfasts et ses belles plages.

Bearskin Neck tient son nom d’un ours resté prisonnier de la marée en 1700. Cette pointe qui s’étire dans l’océan Atlantique était un centre de commerce et de construction navale, avant que ses rues étroites ne deviennent le lieu de prédilection des commerçants et des piétons. Il fait bon flâner non seulement dans ses boutiques agréablement décorées, mais aussi sur ses quais qui offrent de belles vues sur Rockport Harbor .

Ipswich

Ipswich est un petit village qui borde la route 1A. Fondée en 1633 par le gouverneur John Winthrop, elle est fière de compter plus d’une quarantaine de maisons, toujours fonctionnelles, construites avant 1725. C’est plutôt pour le formidable Crane Estate, l’ancienne propriété du magnat de la plomberie Richard T. Crane Jr., qu’on s’y arrête aujourd’hui.

Le Crane Estate s’étend sur 840 ha et regroupe en fait plusieurs attraits qui se démarquent par la magnifique tranquillité qui se dégage du paysage dans lequel ils baignent. Marais salants, collines et plages, toute la beauté de ce domaine qui appartenait à la famille Crane est depuis 1998 sous l’administration et la protection du Trustees of Reservations, dont la mission est de mettre en valeur ce patrimoine. La pièce maîtresse du Crane Estate est la Great House at Castle Hill, une résidence de style Stuart de 59 pièces conçue par l’architecte David Adler et dont la construction s’est terminée en 1926.

Au sud de Boston

Plymouth

La ville de Plymouth a depuis longtemps sa place dans les cours d’histoire de toutes les écoles américaines. C’est en effet ici qu’ont débarqué les fondateurs du pays (après une courte halte à Provincetown) et qu’a pris naissance le récit de leurs aventures tenant aussi bien du mythe que de la réalité, tel qu’on le relate encore aujourd’hui.

À 3 km du port de Plymouth s’étend l’attrait le plus remarquable de la région, et nous avons nommé la Plimoth Plantation . Ce site proprement grandiose recrée la Plymouth du XVIIe siècle grâce à une exposition historique vivante et comprend entre autres le 1627 English Village, une reconstitution d’un village de pèlerins dont le personnel dûment formé est vêtu à la mode de l’époque, s’exprime en vieil anglais et feint de n’y rien comprendre lorsqu’on lui parle des commodités du XXe siècle. Le Wampanoag Homesite illustre le mode de vie de la nation autochtone Wampanoag, mais ici, ce ne sont pas des acteurs qui vous accueillent mais bien des Amérindiens qui pourront vous parler autant de leurs ancêtres que de leur vie actuelle.

New Bedford

New Bedford est une ville riche d’une histoire fascinante en ce qu’elle a été, à une certaine époque, la capitale mondiale de la pêche à la baleine. Aux XVIIIe et XIXe siècles, son front de mer grouillait de marins, d’artisans et de commerçants de toutes les parties du globe, attirés par la perspective des richesses associées à l’industrie de la pêche à la baleine. Herman Melville s’en est d’ailleurs lui-même épris et l’a décrite comme "sans doute l’endroit le plus charmant où vivre en Nouvelle-Angleterre" dans son classique Moby Dick.

La plupart des attraits intéressants à visiter se trouvent à l’intérieur du New Bedford Whaling National Historical Park , qui englobe tout le quartier historique en front de mer de la ville sur 13 quadrilatères. Ses rues sinueuses et escarpées, pavées en cailloutis, ses vieilles maisons en bois et ses bâtiments en briques rouges étaient pour ainsi dire voués à leur perte vers la fin des années 1960 et le début des années 1970, à l’époque où l’on commençait à tout détruire pour faire place à des projets de renouveau urbain. Les citoyens se sont toutefois unis pour préserver le front de mer, depuis si longtemps l’âme même de New Bedford.

 

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