Rhode Island

Rhode Island. | © iStockphoto.com/Only5

Fondé sur les rêves d’un idéaliste, le Rhode Island étale aujourd’hui sa riche histoire maritime et industrielle, sur fond de plages idylliques et de charmantes villas coloniales. Même s’il faut moins de deux heures en voiture pour traverser le Rhode Island, le plus petit État de la Nouvelle-Angleterre (3 140 km2 et à peine 1,1 million d’habitants) cache une surprenante diversité de paysages et d’activités. Ce n’est pas par hasard qu’on surnomme le Rhode Island l’Ocean State: 640 km d’une côte sablonneuse dont les plus belles plages se trouvent dans le South County, un amalgame de villes paisibles, établies depuis les années 1660. Block Island, à 20 km de la côte, est une véritable oasis de tranquillité pour qui veut pratiquer des activités de plein air.

Providence 

À Providence , le passé et le présent se côtoient dans une harmonie architecturale remarquable. Un plan de revitalisation amorcé dans les années 1980 a redonné à la doyenne de l’État une touche de jeunesse pour célébrer l’héritage portuaire de la capitale, sans pourtant rompre le charme centenaire de son Mile of History qui court le long de Benefit Street. Des spécialistes prétendent que Providence renferme la plus grande concentration de demeures historiques en sol américain, et la variété des styles architecturaux des remarquables maisons et bâtiments dispersés sur son territoire est à la hauteur de cette réputation.

Le centre-ville 

L’imposante Rhode Island State House  domine dans toute sa blancheur le centre-ville de Providence. Conçue par la firme new-yorkaise McKim, Mead and White en 1891-1892, cette structure possède le quatrième dôme autoportant en importance au monde, juste après le Taj Mahal, en Inde. L’intérieur en est aussi impressionnant que l’extérieur, et vous pouvez le visiter de façon autonome, ou avec un guide sur rendez-vous.

East Side: Benefit Street et College Hill 

Benefit Street , la rue la plus célèbre de Providence, le Mile of History, témoin privilégié d’une grandeur passée et des errances des auteurs Edgar Allan Poe et H.P. Lovecraft, qui habitèrent la ville, a vu le jour en 1758. Artère tranquille de la capitale, Benefit Street est un amalgame de demeures appartenant à différentes époques et classes sociales. Les styles coloniaux et Early Federal, côtoient l’architecture des XIXe et XXe siècles dans un heureux mélange de résidences privées et d’institutions publiques.

Le Museum of Art, Rhode Island School of Design est un des plus intéressants musées du Rhode Island. Vous y trouverez plusieurs expositions permanentes; par exemple, il y a une galerie d’art ancien égyptien avec un sarcophage et une momie, une collection d’art du XXe siècle qui compte des œuvres de Braque, Matisse, Picasso, Kokoshka et Rousseau, ainsi qu’une collection de figures de porcelaine. Le point saillant de toutes les expositions est un immense bouddha provenant du premier temple bouddhiste japonais, installé dans la galerie d’art asiatique.

À l’angle de Benefit Street et de Power Street, la John Brown House est un arrêt incontournable à Providence. Un des plus riches marchands de Providence et le premier à se lancer dans le commerce avec la Chine, John Brown (1736-1803) donna à son frère Joseph le mandat de dessiner les plans d’une demeure reflétant sa richesse et son statut social. L’intérieur est marqué par le commerce avec la Chine qu’entretenait John Brown, ainsi que par les tendances européennes et le talent des meilleurs menuisiers de Providence qui sculptèrent les boiseries. La Rhode Island Historical Society hérita de la demeure en 1941 et entreprit un méticuleux travail de restauration en remettant les couleurs et le papier peint d’origine. Chaque pièce est un musée en soi, renfermant meubles et objets décoratifs de valeur, ainsi qu’une impressionnante collection d’argenterie.

Blackstone Valley

La Blackstone Valley réunit villages, fermes, villes et voies d’eau entre Providence et Worcester (Massachusetts) plus au nord. D’anciennes usines et diverses autres structures émaillent le paysage de la région, témoins d’un passé prospère. Tout comme dans le cas de la vallée du fleuve Connecticut, au Massachusetts, la seconde moitié du XIXe siècle vit l’industrie du coton migrer vers les États du Sud, où la main-d’œuvre s’avérait moins coûteuse, ce qui fit s’effondrer l’économie du nord du Rhode Island. Aujourd’hui, cependant, la vallée de la rivière Blackstone fait l’objet d’une importante revitalisation, et certaines villes industrielles d’antan dont Pawtucket et Woonsocket ont une histoire intéressante à raconter et méritent indéniablement une visite.

Pawtucket

La ville de Pawtucket occupe une place toute particulière dans l’histoire industrielle des États-Unis pour avoir été le siège d’une des premières filatures de coton fructueuses du pays, construite en 1793 par Samuel Slater. Ce dernier est en effet parvenu à reproduire avec succès les métiers à filer, les effilocheuses, les cardeuses et les bancs à broches d’origine britannique, et son usine hydraulique a contribué à l’avènement de la révolution industrielle aux États-Unis.

De nos jours, les installations d’origine sont regroupées à l’intérieur du Slater Mill Historic Site , un complexe muséal comprenant l’Old Slater Mill à clins jaunes, le Wilkinson Mill, un atelier d’usinage, la maison de Slater et la Sylvanus Brown House de 1758. Le site en question sert de centre éducatif régional sur les arts textiles, l’histoire de l’industrialisme et la façon dont la technologie a influé sur la culture de la région. Il constitue par ailleurs une excellente présentation historique de la Blackstone Valley.

Woonsocket

Woonsocket est apparue sur les cartes dès le début du XIXe siècle en tant que carrefour de la route Boston-Hartford, et l’activité commerciale n’a fait qu’y augmenter avec l’inauguration du Worcester-Providence Blackstone Canal en 1829. En 1850, la ville était parsemée d’usines et de filatures qui ne cessaient d’attirer des ouvriers canadiens-français en provenance du Québec – en 1930, 70% de la population de Woonsocket était déjà d’origine québécoise, et cette localité eut un quotidien de langue française jusqu’en 1942 de même qu’une radio d’expression partiellement francophone jusque dans les années 1960. Certains descendants de deuxième, troisième et quatrième générations de ces ouvriers immigrés parlent toujours la langue.

L’histoire de la culture unique de cette ville, qu’elle doit à la révolution industrielle, vous est racontée au formidable Museum of Work and Culture , qui constitue un véritable hommage aux Québécois qui ont quitté leur foyer pour travailler dans les usines de la Nouvelle-Angleterre. Il s’agit là d’une structure de deux étages fort bien aménagée qui incarne bien ce que devrait être tout petit musée régional. On y pénètre en franchissant le seuil d’une maison de ferme typiquement québécoise, pour ensuite parcourir l’atelier d’une filature, une église, une école et un hall d’assemblée.

South County

Le South County, qui s’étend de Narragansett à Watch Hill, est parsemé de villages au caractère bien distinct. Ceux qui ont été érigés le long des 160 km de cette bande sablonneuse qui forme le sud de l’Ocean State constituent des lieux de villégiature paisibles.

Narragansett

Les enfants raffoleront du South County Museum . Construits sur le terrain d’une ferme dénommée Canonchet, les bâtiments du South County Museum retracent l’histoire du South County. On y trouve une exposition principale avec artefacts, ainsi qu’un atelier de menuiserie et une forge pouvant encore être utilisée, mais surtout des animaux domestiques qui raviront les tout-petits. Le dynamisme du personnel en fait l’un des attraits à ne pas manquer dans le South County.

Block Island 

Située à 20 km de la côte du Rhode Island, Block Island est certainement l’un des secrets les mieux gardés de la Nouvelle-Angleterre. Ce joyau maintes fois comparé à l’Irlande était autrefois surnommé "petite île de Manitou" par les Amérindiens qui l’habitaient. À la suite de la visite de l’explorateur hollandais Adriaen Block en 1614, l’île fut baptisée "Block Island". Il faut ici oublier tout ce qui est visite effrénée et se concentrer sur ce que cette douce et mystérieuse île a de mieux à offrir: des balades à vélo sur des routes idylliques, des randonnées dans de nombreux sentiers et la possibilité d’observer une très grande variété d’oiseaux, ou encore de profiter des plages magnifiques qui la ceinturent.

À Isaac’s Corner, le Mohegan Trail donne accès à l’un des plus spectaculaires paysages de l’île. Vous pourrez emprunter à pied des sentiers qui descendent le long d’une falaise jusqu’à une magnifique plage. L’histoire raconte que les Amérindiens insulaires, les Manisses, acculèrent leurs ennemis mohegans au bout de la terre ferme; ces derniers n’eurent d’autre choix que de se laisser tomber du haut des 45 m de la falaise, désormais connue sous le nom de "Mohegan Bluffs". Si la plage située en contrebas des Mohegan Bluffs vous attire, il est plus prudent de vous y rendre par la série de marches située près du Southeast Light. Le plus haut phare de la Nouvelle-Angleterre abrite un centre d’interprétation ainsi qu’un petit magasin de souvenirs vendus pour financer la restauration de la structure de briques datant de 1873.

Newport 

À l’instar de beaucoup d’autres centres de la Nouvelle-Angleterre, la belle et trépidante Newport a été fondée en 1639 par des colons européens en quête d’un endroit pour exercer librement leur religion. Des protestants (désireux de "purifier les excès de l’Église d’Angleterre") et des familles juives comptèrent ainsi parmi les premiers habitants de cette ville portuaire qui ne tarda pas à se faire reconnaître pour son potentiel commercial. Située à la pointe sud de l’île Aquidneck, elle était dès lors appelée à devenir un des ports maritimes les plus importants de la Nouvelle-Angleterre et de la Côte Est. De nos jours, la ville demeure un centre de tourisme et de plaisance prospère, et ses attraits apparemment innombrables attirent chaque été quelque trois millions de visiteurs.

Outer Bellevue Avenue et Ocean Drive 

Un peu plus loin du centre en bord de mer de Newport, ce secteur constitue à n’en point douter le clou de la visite de la ville, et il se parcourt préférablement à bicyclette, en voiture ou en transports en commun, à quoi vous ajouterez un peu de marche.

Votre premier arrêt devrait être au siège social de la Preservation Society of Newport County. Cette société régit les 11 manoirs superbement entretenus de Newport ouverts au public, que vous pouvez atteindre, sauf pour deux d’entre eux, par Bellevue Avenue. En voici trois parmi les plus beaux.

L’époustouflant The Elms est l’un des manoirs à ne manquer pour rien au monde. Ce chef-d’œuvre à colonnades est un joyau de l’âge d’or construit en 1901 par Edward J. Berwind sur le modèle du château français d’Asnières, qui date du milieu du XVIIIe siècle, et sa réalisation a coûté environ 1,4 million de dollars – une véritable fortune à l’époque. Le manoir arbore un sublime escalier en marbre, d’immenses peintures murales et des accents qui trahissent le goût indéniable de l’élite américaine d’alors pour les éléments décoratifs du temps des rois français Louis XV et Louis XVI.

Le manoir The Breakers  est sans doute la plus impressionnante de toutes les propriétés qu’il vous sera donné de visiter. Cette demeure de style Renaissance italienne de 70 pièces a été construite pour Cornelius Vanderbilt II, ancien président du New York Central Railroad et détenteur d’un des noms les plus illustres de la riche aristocratie économique de l’âge d’or. La maison a été bâtie dans le seul et unique but d’afficher la puissance sociale et financière des Vanderbilt au XIXe siècle.

Rosecliff  est la plus romantique des propriétés de Newport. Ce manoir à colonnes en terracotta blanche a d’ailleurs servi de décor à des films hollywoodiens tels que Gatsby le magnifique, et il repose sur 8 ha de jardins sculptés en surplomb sur l’océan. L’intérieur est en outre incroyable, avec son salon Renaissance française, ses énormes lustres en cristal français et son imposante salle de bal. La maison a été construite en 1902 pour l’héritière des mines d’argent du Nevada, Theresa Fair Oelrichs, et l’on y a célébré nombre d’événements et fêtes spectaculaires pour l’élite sociale et économique de Newport.

 

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