Africville (1840-1969) Accueil / Contenus / Capsules informations Ulysse / Canada / Provinces atlantiques du Canada - 25 itinéraires de rêve / Africville (1840-1969) Extrait du guide : Provinces atlantiques du Canada - 25 itinéraires de rêve Papier (livre entier) 34,95 $ Ce magnifique ouvrage vous fera voyager dès ses premières pages aux quatre coins des provinces canadiennes du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador. Voir la suite Africville (1840-1969)La population noire de la Nouvelle-Écosse se concentre dans la ville d’Halifax. Et son histoire est dramatique : à la fin du XVIIIe s., les premiers immigrants arrivent au Canada, fuyant l’esclavagisme américain. Au milieu du XIXe s., quelques centaines de Noirs forment une communauté dans un bas quartier d’Halifax, la pauvreté et la ségrégation les incitant à se regrouper. Descendant pour la plupart d’esclaves loyalistes à qui les Britanniques avaient promis terres et provisions, ces familles sont tenues à l’écart de la société, et les autorités municipales refusent de reconnaître leurs titres de propriété.Devenu zone de non-droit, le quartier d’Africville se transforme en l’un des bidonvilles les plus notoires du Canada, offrant des conditions de vie précaires et constituant le théâtre de commerces illégaux.Après la Seconde Guerre mondiale, Halifax projette de déplacer les résidents et de leur fournir des logements plus décents. Puis, en 1957, le rapport Stephenson recommande leur expropriation. Finalement, en 1962, le conseil municipal décide à l’unanimité de raser Africville, qui disparaîtra en 1969. Les habitants dépourvus d’un titre de propriété officiel se voient offrir une compensation de 500$, alors que les autres doivent réclamer des dommages et intérêts.Depuis, la Ville d’Halifax a présenté des excuses officielles pour ces expropriations et reconnu l’importance historique d’Africville. Reconstruite, l’église de la communauté loge désormais l’Africville Museum, qui relate l’histoire de ce quartier devenu un symbole de la lutte contre le racisme et la ségrégation en Nouvelle-Écosse.